(via comicallyvintage)
Words
Sounds
Blurred Pictures
Heavy riffs
& Nonsense
(via comicallyvintage)
(Source: foulosophe)
I will fuck your life. Je ferai le chemin jusqu’à l’orgasme, et te planterai contre un mur d’enceintes.
TODAY IS THE DAY, NOUVEAU CASINO - PARIS, 28.04.2011
J’ai passé ma vie à peindre les murs qui étaient devant moi, à les enjoliver, et à en faire des oeuvres de vie sages ou grandiloquentes au possible. J’ai devant moi des murs. De brique. De pierre. Rudes et insurmontables, j’en ai fait des compagnons de vie, d’indicibles amis imaginaires qui me cloîtrent et me résistent. Ils se conforment à la température de mon esprit, se fondent et se confondent tellement que j’en parviens à les oublier, restreinte que je suis dans cet espace aux dimensions exigües.
Parfois - souvent - les peintures se craquellent et les couleurs ternissent : elles se joignent à mes humeurs.
Parfois - souvent - je les attaque d’un burin maladroit, d’un coup de pied mal-placé, je me heurte, et je me fais mal, je me heurte et je sens la fine poussière se mêler à un mince filet de sang.
Aujourd’hui, mes peintures sont brutes et rocailleuses. Mes expressions sont lisses et policées, elles ne s’adaptent pas, sont en guerre et me rebutent. Comme à chaque fois, je crève de les exploser, violemment, bruyamment, annihiler cette dichotomie qui m’englobe et me submerge comme à chaque fois. C’est une routine à laquelle je me suis faite, un abus de mauvaises habitudes, une overdose de travers jamais totalement rectifiés. Les indécisions, dubitatives, se cognent et déambulent au milieu de moi-même, mes murs, mes merveilles de mal-au-pluriel, je ne veux plus rien décliner, je ne veux plus rien laisser aux impulsives transformations esthétiques.
SAUF QUAND JE HURLE.
Exception faite des mortes ombres rocailleuses, des armes d’escalade alpine au centre des desiderata empoignées puis écrasées face contre terre, je vous vomis, je vous vomis, et l’accompagne de la plus belle de mes biles, celle qui s’écrase contre l’écran, merde noire, non-lissée, je désapprouve, et je crache, je désapprouve, je remâche, je vous le donne.
Acceptez/Refusez/Acceptez mon offrande.
C’est la plus pure qui puisse être, langue d’ortie qui arrache à vif, soigne et blesse, démange, s’incruste, ne part jamais totalement, l’empreinte indélébile.
Je n’ai jamais été aussi sereine qu’en ces temps orageux, pleines d’envies libérées dans des pages grossièrement taillées, je ne SURvis qu’à travers cette encre que je voudrais épouser, ces feuillets qui me caressent la main ce sain(t) sexe réveillé des Enfers. J’écris et je monologue à des pierres, ironie - au Rocher de Cancale . Les rocs me poursuivent. Ceux que je taille, que je tente d’épouser, de faire briller, de polisser jusqu’à les rendre violent, pointus comme
( le couteau planté dans le coeur
coeur d’Elliott Smith )
Le signe du destin ressemble à ces Smiths qui joue quand j’entre dans le bar. Ma nouvelle vie ressemble à
THERE IS A LIGHT THAT NEVER GOES OUT
C’est ce que j’ai envie de hurler le plus fort possible, je veux vous le confier en un cri qu’il ne faut en aucun cas réduire au silence ni au secret.
La lumière ne s’en ira jamais. Elle vous accompagne à jamais (jamais) —- Echo — Fade out —
Dreaming Light.
Le paradoxe de l’éblouissement.
Enlightened when I see the end.
Jamais je n’avais retrouvé mes esprits à ce point, à ce point, j’ai fait la paix avec ma Muse, une paix violente et passionnée, comme autrefois, elle me rassure, me comprend, s’éprend.
Je l’aime à la folie, elle fait vibrer ma plume au fur et à mesure des battements de mon corps, danses syncopées et délicieuses, j’aime tant ce que je ressens. Je ne m’étais jamais sentie aussi.
En-
vie.
A-live
I WANT TO LIVE & I WANT TO LOVE.
Je me suis perdue sans nul doute. J’ai un bon sens de l’orientation, j’avais juste oublié, quelque part, de me munir de cartes. Des bonnes cartes. Il restera encore de nombreuses pages blanches dans cette énième entame de carnet, autant de pages blanches que de questionnements sur mon non-sens.
J’ai des hallucinations. Les lumières froides, le monde, me rendent folle et oublieuse.
J’ai toute ma tête pourtant.
Mais
WHAT IS LOST CAN NEVER BE SAVED.
C’est l’heure de partir.
Ni fleurs, ni couronnes.
Mais des paillettes et du rock’n’roll.
Je veux que ce soit la plus belle des fêtes qui puisse être.
Je ne veux pas d’analyse a posteriori, je ne veux pas de culpabilité ni de colère, juste de l’amour. Si vous aimez profondément, alors vous comprenez.
Il ne s’agit pas de violence, ici, mais d’absolu et de sérénité. Motherfuckin’ LUV.
J’ai choisi de me faire le plus beau des présents en faisant exploser mes murs.
Merci à la vie.
(IN NO PARTICULAR ORDER)
KATIE JANE GARSIDE
JESSIE EVANS
TORI AMOS
LYDIA LUNCH
KATHLEEN HANNA
RUNHILD GAMMELSÆTER
AMANDA PALMER
tumblrbot asked: WHAT IS YOUR EARLIEST HUMAN MEMORY?
NOT MY BIRTH.

© Rod - Le HibOO
Voir Jessie Evans sur scène, c’est un peu comme être l’invité privilégié d’une fête où la Vie, l’Amour et le Sexe seraient à l’honneur. Il y a des paillettes, on danse, on sourit, on lève son verre et on espère que ça ne finisse jamais.
Voir Jessie Evans, c’est assister à un concert hors du temps, le plus moderne des rétro, le plus classe des Toby Dammit en complet trois pièces et la plus scintillante des Jessie dans un costume de marin doré à souhait.
C’est une ode à la vie dans toute sa splendeur, une putain d’énergie mystique qui est insufflée et s’immisce comme un Golden Snake dans la tête et dans le corps.
Keep giving me that feeling…
C’est la mariachi, c’est la fantomette, c’est la Femme aux cent visages les plus passionnés qui soient, les plus expressifs qui puissent être.
C’est la saxophoniste, la chanteuse, la danseuse, l’Artiste. Libre.
Is it Fire ?
Yes. No hesitating.